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  • Choses à Savoir TECH VERTE

    Haut-de-France : l’eau du robinet bourrée de pesticides ?

    26-02-2026 | 2 Min.
    L’eau du robinet est-elle toujours irréprochable ? C’est la question posée par l’ONG Générations Futures, qui alerte ce 28 janvier sur la présence d’un fongicide dans l’eau potable de 83 000 habitants des Hauts-de-France. Selon l’association, les concentrations relevées depuis plus d’un an dépasseraient les seuils réglementaires dans 17 unités de distribution — les réseaux locaux qui alimentent 46 communes du Pas-de-Calais, du Nord et, initialement, de la Somme.

    De leur côté, l’Agence régionale de santé et les préfectures précisent qu’un captage incriminé n’est plus utilisé et qu’aucune commune de la Somme ne présente aujourd’hui de dépassement. Elles reconnaissent toutefois la détection de traces de fluopyram dans 23 communes du Pas-de-Calais et trois du Nord. Les habitants, assurent-elles, peuvent continuer à consommer l’eau du robinet. Le fluopyram est un fongicide employé pour lutter contre les champignons parasites dans les cultures de fruits, légumes, céréales ou pommes de terre. Les mesures officielles indiquent, dans certaines communes, des concentrations supérieures à 0,1 microgramme par litre. Ce seuil correspond à la « limite de qualité » fixée pour les pesticides dans l’eau potable. Dans deux communes, les niveaux seraient même plus de dix fois supérieurs à cette référence.

    Il faut toutefois distinguer limite réglementaire et seuil sanitaire. À ce jour, aucun taux maximal spécifique au fluopyram n’a été fixé pour des raisons de santé publique, et la substance n’est pas classée comme cancérogène avérée. En l’absence de valeur toxicologique précise, la Direction générale de la Santé recommande néanmoins de restreindre la consommation dès que le seuil de 0,1 µg/L est franchi. Début 2025, le Haut Conseil de la santé publique a relevé cette valeur à 0,142 µg/L, en raison d’incertitudes analytiques. Selon Générations Futures, dix unités de distribution dépasseraient ce nouveau seuil, concernant plus de 10 000 personnes.

    L’ONG souligne également que le fluopyram appartient à la famille des PFAS, ces composés dits « polluants éternels » qui se dégradent très lentement, notamment en TFA, un résidu persistant. Elle demande une réévaluation des autorisations de mise sur le marché. Les autorités, elles, maintiennent que l’eau reste potable, tout en poursuivant les analyses. Une nouvelle illustration, en tout cas, des tensions persistantes entre agriculture intensive et protection durable des ressources en eau.
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    En plantant trop d’arbres, la Chine a modifié le cycle de l’eau ?

    25-02-2026 | 2 Min.
    En deux décennies, la Chine a reboisé à une vitesse et à une échelle inédites. Résultat : le paysage a changé… et avec lui, le cycle de l’eau. C’est la conclusion d’une étude publiée dans la revue Earth’s Future par une équipe de six chercheurs chinois et d’un scientifique néerlandais.

    Entre 2001 et 2020, ces gigantesques programmes de plantation, destinés à lutter contre la désertification et le changement climatique, ont eu un effet inattendu : une redistribution des ressources en eau. Dans l’est agricole et dans le nord-ouest aride — des régions qui couvrent près des trois quarts du territoire chinois — la quantité d’eau douce disponible a diminué. À l’inverse, le plateau tibétain enregistre désormais une abondance accrue. Pour comprendre ce phénomène, il faut évoquer un mécanisme clé : l’évapotranspiration. L’eau présente dans les sols s’évapore sous l’effet du soleil, puis les plantes rejettent de la vapeur d’eau dans l’atmosphère par leurs feuilles. Les forêts accentuent ce processus, car les arbres, grâce à leurs racines profondes, puisent de l’eau même en période sèche. Selon Arie Staal, professeur à l’université d’Utrecht et co-auteur de l’étude, « les changements de couverture végétale redistribuent l’eau ».

    La Chine a multiplié les initiatives. La « Grande Muraille verte », lancée en 1978 pour freiner l’avancée des déserts dans le nord, a transformé le paysage : la couverture forestière nationale est passée d’environ 10 % à plus de 25 %, soit une surface comparable à celle de l’Algérie. D’autres programmes, comme Grain for Green ou la protection des forêts naturelles, ont fait du pays l’un des principaux acteurs mondiaux de la reforestation. À eux seuls, ces efforts représentent environ un quart de l’augmentation mondiale de la surface foliaire depuis le début du siècle. Mais cette réussite écologique a un revers. L’étude montre que l’évapotranspiration a augmenté plus vite que les précipitations. Autrement dit, davantage d’eau retourne dans l’atmosphère qu’il n’en tombe sous forme de pluie localement. Dans un pays où le nord concentre seulement 20 % des ressources en eau pour près de la moitié de la population et 60 % des terres arables, cette évolution est loin d’être anodine. Les chercheurs appellent donc à une approche plus fine : chaque projet de reforestation doit être évalué au regard de ses effets sur l’eau, car reverdir ne signifie pas toujours préserver.
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    538 km² de batteries dans un désert en Inde ?

    24-02-2026 | 2 Min.
    Début 2025, le groupe Adani a annoncé la construction, dans l’ouest du Gujarat, d’un immense système de stockage d’électricité renouvelable capable d’emmagasiner 3,5 gigawattheures d’énergie. Pour donner un ordre d’idée, un gigawattheure correspond à un million de kilowattheures : de quoi alimenter des centaines de milliers de foyers pendant plusieurs heures.

    L’installation sera déployée dans la région désertique de Khavda. Environ 700 conteneurs de batteries y seront installés pour constituer ce dispositif présenté comme l’un des plus importants au monde. Les travaux sont déjà en cours et, selon le calendrier du conglomérat, la première phase devrait être achevée en mars 2026. Mais cette capacité de 3,5 gigawattheures n’est qu’un point de départ. Le groupe basé à Ahmedabad prévoit d’ajouter 15 gigawattheures supplémentaires d’ici mars 2027, puis de porter l’ensemble à 50 gigawattheures sur cinq ans. Cette montée en puissance s’inscrit dans les objectifs nationaux : l’Inde vise 500 gigawatts de capacité électrique propre d’ici 2030 et affiche des ambitions de neutralité carbone à long terme.

    Pourquoi un tel investissement dans les batteries ? Parce que les énergies renouvelables, comme le solaire et l’éolien, sont par nature intermittentes. Le soleil ne brille pas la nuit, le vent ne souffle pas en permanence. Le stockage permet donc de conserver l’électricité produite en excès pour la restituer lorsque la demande augmente. C’est l’élément clé pour garantir la stabilité du réseau. Ces batteries géantes viendront soutenir le complexe d’Adani Green Energy, qui s’étend déjà sur 538 kilomètres carrés, près de cinq fois la superficie de Paris. Aujourd’hui, le site produit 7,1 gigawatts grâce au solaire et à l’éolien. L’objectif est d’atteindre 30 gigawatts d’ici 2029.
    À la tête de ce projet se trouve Gautam Adani, deuxième fortune d’Inde avec environ 68 milliards de dollars. Son groupe est présent dans de nombreux secteurs stratégiques, des ports aux aéroports en passant par l’énergie et le ciment. Le montant exact de l’investissement n’a pas été dévoilé, mais l’ampleur du chantier laisse présager des sommes considérables.
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    Les américains découvrent un « nouveau » panneau solaire ?

    23-02-2026 | 2 Min.
    On parle beaucoup d’électricité solaire, de panneaux photovoltaïques et de batteries lithium-ion. Pourtant, un chiffre passe souvent inaperçu : le chauffage représente à lui seul près de la moitié de la consommation énergétique mondiale. Et, aujourd’hui encore, les deux tiers de cette demande reposent sur des combustibles fossiles. Produire de la chaleur propre est donc un enjeu colossal. Mais la stocker durablement, sans pertes pendant des semaines ou des mois, reste un défi technologique majeur.

    À l’université de Californie à Santa Barbara, l’équipe de Grace Han vient de publier dans la revue Science, mi-février 2026, des résultats qui pourraient changer la donne. Les chercheurs ont conçu une molécule baptisée « pyrimidone », inspirée d’un phénomène biologique inattendu : les dommages que les rayons ultraviolets infligent à notre ADN. Le principe est élégant. La pyrimidone agit comme un ressort à l’échelle moléculaire. Sous l’effet des UV, elle change de forme, se contracte et adopte un état dit « de haute énergie ». L’énergie solaire est alors piégée dans ses liaisons chimiques. Elle reste stockée tant qu’aucun déclencheur — chaleur ou catalyseur — ne vient forcer la molécule à revenir à sa forme initiale. À ce moment-là, l’énergie est libérée sous forme de chaleur.

    Les performances annoncées sont impressionnantes : 1,6 mégajoule par kilogramme, soit presque le double d’une batterie lithium-ion classique, qui tourne autour de 0,9 MJ/kg. En laboratoire, la chaleur produite a suffi à faire bouillir de l’eau à température ambiante. Autre atout : la molécule peut conserver son énergie jusqu’à trois ans sans dégradation notable. Le doctorant Han Nguyen compare le mécanisme aux lunettes photochromiques qui s’assombrissent au soleil, sauf qu’ici, il ne s’agit pas de changer de teinte, mais de stocker et restituer de l’énergie à volonté. La structure de la pyrimidone ressemble à certains composants de l’ADN capables de subir des transformations réversibles sous UV, normalement réparées par une enzyme appelée photolyase. Les chercheurs ont détourné ce processus naturel pour en faire un système de stockage thermique, appelé MOST — pour Molecular Solar Thermal.

    La molécule étant soluble dans l’eau, on pourrait imaginer la faire circuler dans des capteurs solaires en journée, stocker l’énergie dans des réservoirs, puis la restituer la nuit. Reste que cette technologie existe depuis des décennies sans s’imposer. Les versions précédentes souffraient de faibles rendements ou de dégradations rapides. Cette fois, plusieurs verrous semblent levés.
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    Google à fond sur la géothermie ?

    22-02-2026 | 2 Min.
    Google poursuit sa course à l’énergie. Le géant américain vient de signer un accord de long terme avec Ormat Technologies pour alimenter ses installations du Nevada en électricité géothermique. À la clé : jusqu’à 150 mégawatts supplémentaires, fournis via NV Energy, l’opérateur local détenu par Berkshire Hathaway. Le contrat repose sur un mécanisme baptisé Clean Transition Tariff, ou CTT, mis en place en 2024 par Google et NV Energy pour accélérer le financement de nouvelles capacités d’énergie propre. L’accord doit encore être validé par la Commission des services publics du Nevada, une décision attendue d’ici fin 2026.

    La géothermie, rappelons-le, consiste à exploiter la chaleur naturelle du sous-sol. De l’eau est injectée en profondeur, chauffée au contact des roches chaudes, puis transformée en vapeur pour actionner des turbines produisant de l’électricité. Ormat prévoit plusieurs projets dans l’État, avec des mises en service progressives entre 2028 et 2030. Le contrat courra sur quinze ans après l’activation du dernier site. Cette montée en puissance graduelle permet de sécuriser l’approvisionnement tout en développant plusieurs installations en parallèle. Google connaît déjà le terrain. Depuis 2023, l’entreprise travaille avec Fervo Energy sur un site pilote au Nevada. Deux puits forés à environ 2 400 mètres y permettent de faire circuler de l’eau chauffée à plus de 190 degrés Celsius grâce à la fracturation contrôlée de la roche. Ce premier projet produisait 3,5 mégawatts, mais un nouvel accord signé en 2024 vise désormais 115 mégawatts. Avec Ormat, la capacité géothermique de Google dans la région bondit de plus de 130 %.

    Cette frénésie énergétique s’explique par l’explosion des besoins liés à l’intelligence artificielle. Les centres de données consomment toujours plus, et les futurs campus dédiés à l’IA dépasseront bientôt le gigawatt de puissance installée. Google multiplie donc les paris : fusion nucléaire avec Commonwealth Fusion Systems en Virginie, partenariat avec TotalEnergies, rachat d’un spécialiste des datacenters… et même réflexion sur des serveurs orbitaux. Selon le Rhodium Group, la géothermie pourrait couvrir jusqu’à 64 % de la croissance attendue des besoins électriques des datacenters au début des années 2030, à condition d’accepter un surcoût de 20 % et de maintenir les crédits d’impôt. Meta s’y intéresse aussi, avec 150 mégawatts signés auprès de Sage Geosystems. Atout majeur : une production continue, disponible à plus de 90 %, et la possibilité d’utiliser la chaleur résiduelle pour refroidir les serveurs, un poste qui représente jusqu’à 40 % de la consommation d’un centre de données.
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