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Choses à Savoir
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  • Choses à Savoir TECH VERTE

    538 km² de batteries dans un désert en Inde ?

    24-02-2026 | 2 Min.
    Début 2025, le groupe Adani a annoncé la construction, dans l’ouest du Gujarat, d’un immense système de stockage d’électricité renouvelable capable d’emmagasiner 3,5 gigawattheures d’énergie. Pour donner un ordre d’idée, un gigawattheure correspond à un million de kilowattheures : de quoi alimenter des centaines de milliers de foyers pendant plusieurs heures.

    L’installation sera déployée dans la région désertique de Khavda. Environ 700 conteneurs de batteries y seront installés pour constituer ce dispositif présenté comme l’un des plus importants au monde. Les travaux sont déjà en cours et, selon le calendrier du conglomérat, la première phase devrait être achevée en mars 2026. Mais cette capacité de 3,5 gigawattheures n’est qu’un point de départ. Le groupe basé à Ahmedabad prévoit d’ajouter 15 gigawattheures supplémentaires d’ici mars 2027, puis de porter l’ensemble à 50 gigawattheures sur cinq ans. Cette montée en puissance s’inscrit dans les objectifs nationaux : l’Inde vise 500 gigawatts de capacité électrique propre d’ici 2030 et affiche des ambitions de neutralité carbone à long terme.

    Pourquoi un tel investissement dans les batteries ? Parce que les énergies renouvelables, comme le solaire et l’éolien, sont par nature intermittentes. Le soleil ne brille pas la nuit, le vent ne souffle pas en permanence. Le stockage permet donc de conserver l’électricité produite en excès pour la restituer lorsque la demande augmente. C’est l’élément clé pour garantir la stabilité du réseau. Ces batteries géantes viendront soutenir le complexe d’Adani Green Energy, qui s’étend déjà sur 538 kilomètres carrés, près de cinq fois la superficie de Paris. Aujourd’hui, le site produit 7,1 gigawatts grâce au solaire et à l’éolien. L’objectif est d’atteindre 30 gigawatts d’ici 2029.
    À la tête de ce projet se trouve Gautam Adani, deuxième fortune d’Inde avec environ 68 milliards de dollars. Son groupe est présent dans de nombreux secteurs stratégiques, des ports aux aéroports en passant par l’énergie et le ciment. Le montant exact de l’investissement n’a pas été dévoilé, mais l’ampleur du chantier laisse présager des sommes considérables.
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    Les américains découvrent un « nouveau » panneau solaire ?

    23-02-2026 | 2 Min.
    On parle beaucoup d’électricité solaire, de panneaux photovoltaïques et de batteries lithium-ion. Pourtant, un chiffre passe souvent inaperçu : le chauffage représente à lui seul près de la moitié de la consommation énergétique mondiale. Et, aujourd’hui encore, les deux tiers de cette demande reposent sur des combustibles fossiles. Produire de la chaleur propre est donc un enjeu colossal. Mais la stocker durablement, sans pertes pendant des semaines ou des mois, reste un défi technologique majeur.

    À l’université de Californie à Santa Barbara, l’équipe de Grace Han vient de publier dans la revue Science, mi-février 2026, des résultats qui pourraient changer la donne. Les chercheurs ont conçu une molécule baptisée « pyrimidone », inspirée d’un phénomène biologique inattendu : les dommages que les rayons ultraviolets infligent à notre ADN. Le principe est élégant. La pyrimidone agit comme un ressort à l’échelle moléculaire. Sous l’effet des UV, elle change de forme, se contracte et adopte un état dit « de haute énergie ». L’énergie solaire est alors piégée dans ses liaisons chimiques. Elle reste stockée tant qu’aucun déclencheur — chaleur ou catalyseur — ne vient forcer la molécule à revenir à sa forme initiale. À ce moment-là, l’énergie est libérée sous forme de chaleur.

    Les performances annoncées sont impressionnantes : 1,6 mégajoule par kilogramme, soit presque le double d’une batterie lithium-ion classique, qui tourne autour de 0,9 MJ/kg. En laboratoire, la chaleur produite a suffi à faire bouillir de l’eau à température ambiante. Autre atout : la molécule peut conserver son énergie jusqu’à trois ans sans dégradation notable. Le doctorant Han Nguyen compare le mécanisme aux lunettes photochromiques qui s’assombrissent au soleil, sauf qu’ici, il ne s’agit pas de changer de teinte, mais de stocker et restituer de l’énergie à volonté. La structure de la pyrimidone ressemble à certains composants de l’ADN capables de subir des transformations réversibles sous UV, normalement réparées par une enzyme appelée photolyase. Les chercheurs ont détourné ce processus naturel pour en faire un système de stockage thermique, appelé MOST — pour Molecular Solar Thermal.

    La molécule étant soluble dans l’eau, on pourrait imaginer la faire circuler dans des capteurs solaires en journée, stocker l’énergie dans des réservoirs, puis la restituer la nuit. Reste que cette technologie existe depuis des décennies sans s’imposer. Les versions précédentes souffraient de faibles rendements ou de dégradations rapides. Cette fois, plusieurs verrous semblent levés.
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    Google à fond sur la géothermie ?

    22-02-2026 | 2 Min.
    Google poursuit sa course à l’énergie. Le géant américain vient de signer un accord de long terme avec Ormat Technologies pour alimenter ses installations du Nevada en électricité géothermique. À la clé : jusqu’à 150 mégawatts supplémentaires, fournis via NV Energy, l’opérateur local détenu par Berkshire Hathaway. Le contrat repose sur un mécanisme baptisé Clean Transition Tariff, ou CTT, mis en place en 2024 par Google et NV Energy pour accélérer le financement de nouvelles capacités d’énergie propre. L’accord doit encore être validé par la Commission des services publics du Nevada, une décision attendue d’ici fin 2026.

    La géothermie, rappelons-le, consiste à exploiter la chaleur naturelle du sous-sol. De l’eau est injectée en profondeur, chauffée au contact des roches chaudes, puis transformée en vapeur pour actionner des turbines produisant de l’électricité. Ormat prévoit plusieurs projets dans l’État, avec des mises en service progressives entre 2028 et 2030. Le contrat courra sur quinze ans après l’activation du dernier site. Cette montée en puissance graduelle permet de sécuriser l’approvisionnement tout en développant plusieurs installations en parallèle. Google connaît déjà le terrain. Depuis 2023, l’entreprise travaille avec Fervo Energy sur un site pilote au Nevada. Deux puits forés à environ 2 400 mètres y permettent de faire circuler de l’eau chauffée à plus de 190 degrés Celsius grâce à la fracturation contrôlée de la roche. Ce premier projet produisait 3,5 mégawatts, mais un nouvel accord signé en 2024 vise désormais 115 mégawatts. Avec Ormat, la capacité géothermique de Google dans la région bondit de plus de 130 %.

    Cette frénésie énergétique s’explique par l’explosion des besoins liés à l’intelligence artificielle. Les centres de données consomment toujours plus, et les futurs campus dédiés à l’IA dépasseront bientôt le gigawatt de puissance installée. Google multiplie donc les paris : fusion nucléaire avec Commonwealth Fusion Systems en Virginie, partenariat avec TotalEnergies, rachat d’un spécialiste des datacenters… et même réflexion sur des serveurs orbitaux. Selon le Rhodium Group, la géothermie pourrait couvrir jusqu’à 64 % de la croissance attendue des besoins électriques des datacenters au début des années 2030, à condition d’accepter un surcoût de 20 % et de maintenir les crédits d’impôt. Meta s’y intéresse aussi, avec 150 mégawatts signés auprès de Sage Geosystems. Atout majeur : une production continue, disponible à plus de 90 %, et la possibilité d’utiliser la chaleur résiduelle pour refroidir les serveurs, un poste qui représente jusqu’à 40 % de la consommation d’un centre de données.
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    La Chine dépasse la NASA sur les fusées réutilisables ?

    19-02-2026 | 2 Min.
    La nouvelle course vers la Lune s’accélère, et la Chine vient de franchir une étape décisive. Alors que les États-Unis préparent leur retour avec la mission Artemis II, Pékin poursuit son propre programme lunaire avec un objectif assumé : envoyer des astronautes chinois — les taïkonautes — sur la Lune d’ici 2030, puis y établir une présence durable.

    Le 11 février, depuis le centre spatial de Wenchang, au sud de la Chine, les ingénieurs ont testé en conditions réelles la capsule Mengzhou, appelée à devenir le véhicule principal des futures missions lunaires. Ce vaisseau était installé au sommet d’une version expérimentale de la fusée lourde Long March 10. L’essai s’est concentré sur un moment critique du vol : la phase dite du « Max-Q ». C’est l’instant où la pression aérodynamique sur la fusée est maximale, autrement dit le moment où les contraintes physiques sont les plus dangereuses. À ce moment précis, la capsule a été volontairement éjectée, afin de tester son système d’évacuation d’urgence. Ce dispositif est conçu pour éloigner l’équipage de la fusée en cas de défaillance grave. Après la séparation, Mengzhou a entamé une descente contrôlée sous parachutes, avant d’amerrir en mer, au large de l’île de Hainan. Une manœuvre réussie, indispensable pour certifier le vaisseau en vue de futures missions habitées.

    À terme, Mengzhou transportera les taïkonautes jusqu’à l’orbite lunaire. Ils y rejoindront un module d’atterrissage chargé de les déposer sur la surface de la Lune, avant de revenir s’arrimer à la capsule pour le voyage retour vers la Terre. Ce vaisseau doit également remplacer progressivement la capsule actuelle, Shenzhou, utilisée pour rejoindre la station spatiale chinoise Tiangong, avec une capacité pouvant atteindre sept astronautes en orbite terrestre.

    Mais ce test ne concernait pas seulement la capsule. Le premier étage de la fusée Long March 10 a lui aussi effectué une démonstration ambitieuse. Après son retour dans l’atmosphère, ce segment — appelé booster — a rallumé ses moteurs pour ralentir sa descente et tenter un amerrissage contrôlé à proximité d’une barge. Cette technique vise à récupérer et réutiliser les lanceurs, une capacité déjà maîtrisée par SpaceX. Selon la China Aerospace and Science Technology Corporation, l’essai a permis de valider des technologies clés : redémarrage des moteurs en altitude, contrôle précis de la trajectoire et résistance aux conditions extrêmes.
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    La montagne, terrain de test pour les innovations climatiques ?

    18-02-2026 | 2 Min.
    Chaque année à Grenoble, un événement tente de répondre à l’une des grandes questions de notre époque : comment innover sans aggraver le climat ? Son nom, Tech&Fest. Pendant plusieurs jours, le centre Alpexpo devient un carrefour où se croisent startups, grands groupes, chercheurs et décideurs, venus présenter leurs technologies et confronter leurs idées. Conférences, démonstrations, ateliers : l’objectif est clair, accélérer l’innovation. Parmi les grands thèmes abordés, l’un attire particulièrement l’attention : la transition énergétique et environnementale, regroupée sous la bannière « tech&planet ».

    Au cœur de ce dispositif, un espace incarne concrètement cette ambition : le Village de la Décarbonation. Son nom peut sembler technique, mais l’idée est simple. La décarbonation consiste à réduire les émissions de dioxyde de carbone, principal gaz responsable du réchauffement climatique. Ce village rassemble donc des entreprises et des projets qui proposent des solutions pour consommer moins d’énergie, mieux gérer les ressources ou réduire l’empreinte environnementale des activités humaines.
    Pour l’édition 2026, le festival met l’accent sur un territoire bien particulier : la montagne, et plus précisément les Alpes. Ces régions sont en première ligne face au changement climatique. La hausse des températures y est plus rapide, les glaciers reculent, la neige se raréfie et les ressources en eau deviennent plus imprévisibles.

    Autrement dit, ces territoires subissent aujourd’hui ce que d’autres régions pourraient connaître demain. Cette réalité fait des Alpes un laboratoire grandeur nature. Les contraintes y sont extrêmes : altitude élevée, climat rigoureux, forte dépendance à l’eau et aux infrastructures fragiles. Dans ce contexte, les innovations ne peuvent pas rester théoriques. Elles doivent fonctionner immédiatement, que ce soit pour améliorer l’efficacité énergétique des bâtiments, optimiser les transports, sécuriser les ressources en eau ou renforcer la résilience des infrastructures.

    Mais l’ambition de Tech&Fest dépasse largement la montagne. Les solutions présentées ne sont pas seulement conçues pour les territoires alpins. Elles sont envisagées comme des modèles reproductibles ailleurs, en ville comme en zone rurale. En testant ces technologies dans des conditions difficiles, les développeurs peuvent vérifier leur robustesse et leur efficacité.
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