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  • Choses à Savoir TECH

    Amazon lance son cloud européen 100% indépendant ?

    20-1-2026 | 3 Min.
    Amazon franchit un cap stratégique en Europe. Ce jeudi 15 janvier, Amazon Web Services lance officiellement son AWS European Sovereign Cloud, une infrastructure pensée pour répondre aux exigences les plus strictes en matière de souveraineté numérique. La première région ouvre en Allemagne, dans le Brandebourg, avec déjà des extensions prévues en Belgique, aux Pays-Bas et au Portugal via des « Local Zones ». L’investissement est à la hauteur de l’ambition : 7,8 milliards d’euros engagés outre-Rhin pour redessiner le paysage du cloud européen.

    La promesse est simple, presque radicale : ce cloud peut fonctionner en totale autonomie, même en cas de coupure complète avec le reste du réseau mondial d’AWS. Aucune dépendance technique ou opérationnelle hors de l’Union européenne. Les données, métadonnées, factures et comptes clients restent confinés sur le sol européen. L’exploitation est assurée par des équipes locales, sans lien fonctionnel avec les États-Unis, et une copie complète du code source est accessible aux responsables européens en cas d’urgence. Une concession rare de la part d’un hyperscaler américain, conçue pour répondre frontalement aux inquiétudes liées à l’extraterritorialité du droit américain. Cette offre vise clairement les secteurs les plus sensibles : administrations, défense, finance, santé, énergie ou télécoms. Pour ces acteurs, longtemps réticents à migrer vers le cloud public, AWS promet désormais « le meilleur des deux mondes » : la puissance industrielle d’un géant mondial, sans abandon du contrôle juridique et opérationnel. Reste que certains sceptiques continueront de douter de l’étanchéité réelle du dispositif face à une éventuelle pression judiciaire venue de Washington.

    Pour crédibiliser son discours, Amazon a mis en place une architecture juridique inédite. Une société mère allemande chapeaute trois filiales de droit local, toutes dirigées par des citoyens européens. À leur tête, l’Allemand Stefan Hoechbauer, épaulé par le Français Stéphane Israël, ancien patron d’Arianespace. Un conseil consultatif complète le dispositif, avec notamment le général Philippe Lavigne et l’Irlandaise Sinéad McSweeney. Dès son lancement, plus de 90 services sont disponibles, de l’IA au stockage en passant par la cybersécurité. Des acteurs comme EWE AG, l’université Lausitz Carl Thiem ou Sanoma Learning ont déjà signé. Les partenaires historiques d’AWS — Accenture, SAP, Capgemini, Deloitte ou Mistral AI — suivent le mouvement. Pour l’Allemagne, l’enjeu est économique autant que stratégique : 2 800 emplois créés chaque année et un impact estimé à 17,2 milliards d’euros sur le PIB. Un signal fort envoyé à toute l’Europe.
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    CAF : comment fonctionne l’algorithme de contrôle des allocataires ?

    19-1-2026 | 2 Min.
    C’est un geste rare, presque inédit dans l’administration française. Le jeudi 15 janvier, la Caisse nationale des allocations familiales a décidé de lever le voile sur un outil longtemps accusé d’opacité : son algorithme de datamining utilisé pour cibler une partie des contrôles d’allocataires. Code source, variables utilisées, critères écartés, pondérations… tout est désormais public. La CAF parle de DMDE 2026, pour DataMiningDonnées Entrantes, et assume une démarche de transparence totale.

    L’enjeu est de taille. Chaque année, l’institution verse plus de 108 milliards d’euros de prestations à près de 14 millions de foyers. Dans ce contexte, la moindre suspicion de contrôle automatisé injuste alimente la défiance. Consciente de cette fragilité, la CAF a décidé de répondre frontalement aux critiques. Depuis mars 2025, un comité d’éthique indépendant réunit juristes, experts du numérique et représentants des usagers. Son rôle n’est pas symbolique : il examine chaque algorithme, identifie les risques de biais et peut imposer des corrections. Une charte encadre l’ensemble, avec un principe central : l’outil doit assister la solidarité, pas surveiller les allocataires. « Ouvrir, oui, mais avec méthode et responsabilité », résume Nicolas Grivel, directeur général de la CAF.

    À la lecture des documents publiés, un point frappe immédiatement : l’algorithme ne concerne qu’une part infime des contrôles. En 2024, sur 31,5 millions de vérifications, moins de 1 % ont mobilisé ce système. Son rôle est simple : produire un score de risque lorsqu’un trop-perçu potentiel dépasse 600 euros sur six mois. Rien de plus. La décision finale revient toujours à un contrôleur humain. « Ces dossiers restent minoritaires dans notre activité », insiste Thomas Desmoulins, responsable du contrôle à la CNAF. Autre élément clé : ce que l’algorithme ne regarde pas. Les données sensibles — nationalité, sexe, adresse précise, quartier — sont exclues. Les comportements aussi : fréquence de connexion, appels à la CAF, retards administratifs ou contrôles passés n’entrent pas en ligne de compte. L’objectif est clair : éviter toute stigmatisation ou effet boule de neige.

    Ce que le modèle analyse, en revanche, ce sont des éléments factuels : situation professionnelle, composition du foyer, montants perçus, changements récents de statut. Le tout repose sur une méthode statistique classique, la régression logistique, compréhensible et explicable. Pas de boîte noire, donc. Pour la première fois, chacun peut consulter le code et comprendre comment un score est calculé.
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    Le Congrès américain sauve la NASA et son budget ?

    18-1-2026 | 2 Min.
    Difficile, ces derniers mois, d’entrevoir un rayon de soleil dans le paysage politique américain. Et pourtant, contre toute attente, le budget fédéral 2026 adopté par le Congrès offre un répit bienvenu au monde de la recherche. Les parlementaires ont choisi de préserver les grands programmes scientifiques, en particulier ceux de la NASA, mais aussi d’autres agences fédérales clés. Une décision qui tranche nettement avec les intentions initiales de l’administration Trump.

    Au printemps 2025, la Maison-Blanche avait présenté un projet de budget drastique, taillant dans les crédits de l’astrophysique, de l’exploration planétaire ou encore des sciences de la Terre. Autant de domaines jugés coûteux et non prioritaires. Mais au fil des débats, Sénat et Chambre des représentants ont largement revu la copie.
    Résultat : la NASA se voit finalement attribuer environ 24,4 milliards de dollars pour 2026, un niveau de financement qui permet de maintenir l’essentiel des missions prévues, des instruments en cours de construction et des programmes scientifiques déjà engagés. Cette enveloppe garantit une continuité précieuse. Les projets en préparation ne sont pas stoppés, les calendriers restent globalement inchangés et les équipes peuvent travailler sans la crainte d’une interruption brutale. Les programmes d’exploration planétaire, qu’il s’agisse de Mars, des lunes glacées ou des astéroïdes, conservent leurs moyens. En astrophysique, les crédits nécessaires au développement de l’observatoire spatial Nancy Grace Roman sont maintenus, tout comme ceux dédiés à l’étude des exoplanètes et de la cosmologie.

    La décision du Congrès dépasse le seul périmètre de la NASA. La National Science Foundation conserve des financements cohérents avec ses missions de recherche fondamentale et appliquée. La NOAA préserve ses crédits pour la surveillance climatique et les satellites d’observation de la Terre, tandis que le NIST poursuit ses travaux sur les normes et la métrologie, indispensables à l’innovation technologique. Les textes votés encadrent toutefois strictement l’usage de ces fonds. Les agences devront rendre compte de l’avancement des projets, du respect des échéances et de la justification des dépenses. Une contrainte assumée, qui offre en contrepartie une visibilité budgétaire essentielle. Dans un contexte international tendu, ce budget 2026 agit comme un garde-fou : il sécurise la continuité des missions scientifiques américaines et préserve la crédibilité des États-Unis dans les grandes collaborations de recherche mondiales.
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    Meta : le rachat de la startup Manus va mal finir ?

    15-1-2026 | 3 Min.
    Quand Meta a mis 2 milliards de dollars sur la table pour racheter Manus, le groupe californien a aussitôt tenté d’éteindre l’incendie politique. Message adressé à Washington : aucun actionnaire chinois ne resterait au capital et les services seraient purement et simplement coupés en Chine. Une opération de déminage diplomatique en règle. Problème : Pékin n’a jamais été consulté. Et selon TechCrunch, le ministère chinois du Commerce s’est désormais saisi du dossier pour vérifier si cette acquisition respecte les règles nationales sur l’exportation de technologies sensibles. Ce qui devait être une formalité s’annonce soudain beaucoup plus complexe.

    Sur le papier, tout semblait pourtant bien ficelé. L’été dernier, Manus avait discrètement déplacé son siège à Singapour. La start-up, née en Chine, avait réduit ses effectifs à une quarantaine de personnes après une levée de fonds de 75 millions de dollars menée par Benchmark. Une migration express devenue si courante qu’elle porte désormais un surnom dans la tech : le « Singapore washing ». L’idée est simple : quitter la Chine pour contourner les restrictions américaines visant les investissements dans les technologies jugées stratégiques. Mais ce raisonnement se heurte aujourd’hui au droit chinois. Les autorités se demandent si le transfert de Manus – équipes, logiciels et propriété intellectuelle compris – n’aurait pas dû faire l’objet d’une licence d’exportation. En clair, Pékin cherche à savoir si des technologies considérées comme sensibles ont quitté le territoire sans autorisation. Le professeur Cui Fan, spécialiste du commerce international, est même allé jusqu’à évoquer sur WeChat un risque de « responsabilité pénale » en cas de violation avérée. L’examen n’en est qu’à ses débuts, et pourrait s’arrêter là. Mais son existence même offre à la Chine un levier de pression non négligeable.

    Cette affaire illustre le piège dans lequel se retrouvent désormais les grandes manœuvres technologiques entre la Chine et les États-Unis. À Washington, certains saluent le rachat comme un succès : la preuve que les restrictions américaines poussent les talents chinois vers l’écosystème occidental. À Pékin, la lecture est exactement inverse. Comme le résume Winston Ma, professeur à la New York University School of Law, laisser passer l’opération créerait un précédent dangereux, encourageant les jeunes pousses chinoises de l’IA à s’exiler avec leurs technologies.

    La Chine a déjà montré qu’elle savait utiliser ses règles d’exportation comme arme juridique, notamment face aux tentatives américaines de bloquer TikTok sous la présidence de Donald Trump. Ni Meta ni Manus n’ont, pour l’instant, commenté publiquement cette revue réglementaire. Mais une chose est sûre : l’acquisition, estimée entre 2 et 3 milliards de dollars, pourrait bien s’enliser, voire être renégociée sous la pression de Pékin. Dans la guerre technologique actuelle, même les rachats les plus soigneusement emballés restent des terrains minés.
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    Mistral AI, équipe désormais les armées françaises ?

    14-1-2026 | 2 Min.
    Peut-on y voir un véritable tournant pour la défense française ? Ce jeudi 8 janvier 2026, le ministère des Armées et des Anciens combattants a officialisé la notification d’un accord-cadre stratégique avec Mistral AI. Objectif affiché : doter l’ensemble des forces armées françaises d’outils d’intelligence artificielle générative de très haut niveau. Un signal fort, dans un contexte de compétition technologique mondiale où l’IA devient un multiplicateur de puissance militaire.

    Concrètement, cet accord ouvre l’accès, pour toutes les armées, directions et services du ministère, aux modèles, logiciels et prestations développés par l’entreprise cofondée par Arthur Mensch. Il ne s’agit plus de projets pilotes ou d’expérimentations isolées : l’État assume un déploiement large et structurant. L’IA générative entre ainsi dans le quotidien des forces françaises, qu’il s’agisse d’analyse de données, d’aide à la décision, de planification ou de traitement de l’information opérationnelle. Le périmètre du partenariat dépasse d’ailleurs le strict cadre militaire. Plusieurs établissements publics placés sous la tutelle du ministère sont également concernés : le Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives, l’Office national d'études et de recherches aérospatiales, ou encore le Service hydrographique et océanographique de la marine. Autant d’acteurs clés de la recherche stratégique et de l’innovation de défense.

    La mise en place de cet accord revient à l’Agence ministérielle pour l'intelligence artificielle de défense, créée précisément pour accélérer l’adoption de l’IA dans les armées. Son directeur, Bertrand Rondepierre, résume l’enjeu : intégrer les technologies les plus avancées pour préparer les forces aux conflits de demain. Aux yeux du ministère, Mistral AI s’impose aujourd’hui comme l’un des champions mondiaux de l’IA générative, doté d’une équipe de recherche de tout premier plan. Peu importe, affirme-t-on, ses collaborations industrielles avec des acteurs étrangers comme NVIDIA : le cœur du dispositif reste sous contrôle français. C’est là l’argument central : garantir une maîtrise souveraine des technologies critiques. À travers cet accord-cadre, la France affirme une ligne claire : faire de son excellence en intelligence artificielle un pilier de sa souveraineté militaire. Une manière de réduire les dépendances technologiques, tout en transformant l’IA en levier stratégique durable pour la défense nationale.
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