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Dans cet épisode
L’intelligence artificielle est souvent présentée comme une industrie immatérielle. Elle repose sur des chaînes d’approvisionnement physiques, des ressources en eau, des métaux rares, des semi-conducteurs et toutes ces dépendances sont fortement exposées aux aléas climatiques et géopolitiques.
Dans cet épisode, je reçois Ilan Moundib, ingénieur en résilience climatique. Il analyse les risques de rupture liés au climat pour les entreprises et les territoires et travaille sur les conditions d’une véritable adaptation systémique.
On remonte la chaîne de valeur de l’IA. 80% de la fabrication mondiale de semi-conducteurs est concentrée en Asie, entre la Corée, la Chine et Taïwan qui produisent 93% des DRAM, les composants qui conditionnent la puissance de calcul des modèles. L’assemblage passe par la Thaïlande et la Malaisie. Toute cette chaîne est exposée aux aléas climatiques. Le cyclone Senyar fin 2025 l’a illustré concrètement : des centaines de victimes en Indonésie et en Thaïlande, et une tension immédiate sur le marché des chips.
On explore aussi largement le concept de capitalisme de la finitude introduit par Arnaud Orain : dans un monde aux ressources limitées, les acteurs les mieux positionnés n’optimisent plus, ils accaparent. L’IA en est un exemple concret puisque le domaine est très gourmand en en eau, en électricité, en métaux, au détriment de la transition énergétique et des acteurs moins puissants.
Références
Où trouver Ilian Moundib
• LinkedIn : https://www.linkedin.com/in/ilian-moundib/?locale=en
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